Ji Ho (Jung Hae In): Ji Ho est un pharmacien au coeur tendre qui vit paisiblement sa vie jusqu’à ce qu’il rencontre Jung In. De nature bienveillant, il illumine ses proches par sa présence et n’a pas l’habitude des conflits. Son amour pour Jung In le sortira de sa zone de confort en se battant intelligemment contre son rival Ki Seok. Il est également père d’un petit garçon qu’il a eu assez jeune avec sa précédente petite amie. Son amour pour son fils lui donne une force incroyable contrairement à ce que pensent la plupart des personnages. Ji Ho est réellement l’homme le plus mignon et le plus touchant de dramaland. À l’image de son fils il ressemble à un petit enfant que l’on doit rassurer en lui montrant tout notre amour. Toutefois, il a assez confiance en lui pour obtenir l'objet de ses désirs.
Yoo Eun Ho (Ha Yi An) : Il est le fils de Ji Ho, cet adorable petit bout qui nous fait littéralement craquer tout au long du drama. Il est mignon, aimant, attendrissant et protège probablement son père mieux que personne. Il est celui qui jouera le médiateur dans la relation de Ji Ho avec Jung In et incitera ces derniers à poursuivre leur envie d’être ensemble.
Jung In (Han Ji Min) : Lee Jung In est quant à elle une bibliothécaire chevronnée avec une petite vie bien rangée avec un fiancé. Une situation que l'on pourrait qualifier de modeste et assurée pour cette jeune femme un peu trop gentille et soucieuse de ceux qui l'entourent. L'entrée de Yoo Ji Ho dans sa vie va littéralement bouleverser son quotidien et celle-ci va d'ailleurs se rendre compte qu'elle ne vivait peut-être pas de la façon dont elle l'avait rêvé, notamment parce que ses fiançailles étaient davantage le fruit d'une certaine pression familiale et d'une éventuelle stabilité financière à venir que le fruit d'un amour véritable. Jung In va alors se révéler être déterminée et caractérielle afin d'obtenir enfin la vie qu'elle désire réellement.
Kwon Ki Seok (Kim Joon Han) : Un personnage qui nous inspire à la fois de la lassitude mais aussi de la pitié. Il est le fiancé de Jung In et continue à s’affirmer comme tel après leur séparation. On ne peut pas dénier sa détermination, sauf qu’au bout d’un certain temps, ça en devient malsain. Monsieur est persuadé que madame reviendra dans ses bras et pour se faire rien de mieux que le harcèlement moral… Cela reste tout de même gentillet, le personnage est tellement focalisé sur son passé qu’il en devient ridicule et nous inspire vraiment de la pitié. Ce qui est encore plus risible dans l’histoire, c’est que lui-même dénigre et prend en pitié Ji Ho alors que sa propre situation est lamentable. Son duo avec le dentiste violent et pervers Nam Shi Hoon, alias le mari de Seo In, est tout simplement jouissif à regarder! Les deux se complimentent hypocritement régulièrement autour de quelques verres alors qu’on sait pertinemment que tous deux sont des pourritures finies, tout particulièrement le dentiste.

Song Young Joo (Lee Sang Hee) : Young Joo est la meilleure amie de Jung In et se montre d’un véritable soutien pour elle que cela soit dans les bons comme dans les mauvais moment. Plutôt espiègle et adorable, elle se démarque par son caractère jovial et ensoleillé et apporte sa touche chaleureuse au sein des personnages.
Lee Seo In (Im Sung Eon) : Lee Seo In est la grande soeur de Jung In et Jae In. Pilier familial, elle est celle sur qui tous les désirs familiaux ont toujours reposés. Du mariage arrangé à la situation idéale, elle est celle qui maintient le statut familial au détriment de son bonheur et protège ses soeurs à tout prix afin qu’elles ne subissent pas le même sort. Une femme forte, qui n’en reste pas moins humaine et parfois vulnérable.
Lee Jae In (Joo Min Kyung) : Lee Jae In est, quant à elle, la petite soeur de Jung In et Seo In. Rebelle, effrontée, bonne vivante et suivant son instinct, elle est probablement celle qui respecte le moins les règles et qui vit sa vie comme elle l’entend loin des diktats de la société et des décisions parentales. Elle soutient ses soeurs au travers de leurs épreuves et les aident bien souvent à ne pas se détourner du bonheur.
JustB : On atteint encore une fois ici du pur grand art… Ahn Pan Seok peint avec réalisme la Corée sous toutes ses facettes. L’ambiance nocturne de Séoul par exemple peut devenir aussi bien suffocante à travers les ruelles sombres saturées de bars aux apparences miteuses, que réconfortante grâce aux paysages printaniers où l’on peut observer les personnages flâner sous les arbres en fleur. Ahn Pan Seok renforce le réalisme du drama également en évitant de hacher ses plans par de nombreuses coupures. Les champs contre champs se font alors plus rares et la caméra est très souvent figée pour laisser les personnages parcourir son champ. Si elle se déplace, elle le fait avec lenteur. Chaque petit détail compte nous faisant apprécier cette lenteur pour observer les gestes subtils des personnages. Par exemple, le plan discret sur la fourchette de l'héroïne malencontreusement tombée et ramassée par notre héros à la place du petit ami assis à côté est tout de suite porteur de sens. Tous ces éléments participent à donner ce caractère réaliste, offrant la possibilité aux spectateurs d’observer avec soin les divers événements. J’ai conscience que ce format est particulier et ne peut pas satisfaire tout le monde, mais je persiste à dire qu’Ahn Pan Seok est l’un des seuls réalisateurs à dévoiler avec autant de justesse les moeurs coréennes.

Law : La réalisation est sans aucun doute le point clef dans ce genre de drama puisqu’elle permet de faire passer de multiples émotions sans pour autant être trop démonstratrice : les nuances de couleur, les silences, le fait de prendre son temps sans pour autant que cela ne devienne ennuyeux, comme pour montrer la simplicité et la profondeur des choses… tout n’est que délectation des sens et c’est bel et bien la patte d’Ahn Pan Seok qui ressort au travers de cette éloquence scénaristique. Bien entendu, le drama aurait pu promettre monts et merveilles et ne pas suivre la cadence, en particulier après l’immense succès de son prédécesseur Something in the rain. Cependant, le défi a amplement été relevé et ce avec brio, finesse, humanité et sincérité. Peut-être n’ai-je pas autant été happée que lorsque j’ai regardé Something in the rain, mais l’ambiance n’en restait pas moins merveilleuse, cozy, agréable et intense.



JustB : J’ai savouré cette romance totalement addictive. Une romance qui commence tout en simplicité par une rencontre dans une pharmacie. Pour Ji Ho, c’est un véritable coup de foudre amoureux, tandis que Jung In de son côté, même si elle est déjà en couple, n’est pas du tout insensible au charme de jeune pharmacien et continuera à être attirée au fil des rencontres. J’ai adoré voir les doux et subtils rapprochements amoureux cachés sous des regards brûlants d’amour et de désir. Une fois le feu vert lancé, le couple a une alchimie incroyable et je ne vous cache pas qu’on a dû plusieurs fois me ranimer lorsque les frôlements de mains sont devenus des baisers aussi bien passionnés que joueurs. Vraiment ils sont beaucoup trop tactiles pour mon pauvres coeur. Je souriais comme une bienheureuse à chaque baiser. Dès le début, on évite nombre de quiproquos en ce que le couple joue toujours cartes sur table, chacun sait les problèmes de l’autre et essaie de les résoudre ensemble, cela permet de créer cette confiance mutuelle que l’on aime tant observer. Bien sûr, s’ajoute également à notre duo le petit bout de chou qui complète à merveille la jolie nouvelle petite famille. Qu’est ce que c’était agréable de voir l’amour passer à travers cet enfant, qui parfois, malgré lui, devenait un médiateur adorable.


Law : La romance est sans aucun doute l'une des choses que j'appréhendais le plus, compte tenu des multiples succès en la matière de notre très cher réalisateur. Ce fut, une fois de plus, une véritable réussite. Bien que la réalisation soit, pour ne pas changer des bonnes habitudes, apte à prendre son temps et pourrait ne pas en convaincre certains, la romance s'ancre quant à elle parfaitement dans le décor et nous fait voyager avec elle par-delà les méandres de la vie de nos protagonistes. Loin des romances idéalisées qu'on croise bien souvent dans les dramas, elle se veut plus réaliste, parfois même maladroite, mais aussi profonde. De plus, comme l'a déjà si bien souligné JustB, s'ajoute à elle un enfant conçu lors d'une union précédente, ce qui se voit être un parfait atout scénaristique.
JustB : Nombreux sont les enjeux sociétaires dans One spring night, comme à son habitude, Ahn Pan Seok ose montrer tous les tabous de la Corée tout en gardant de l'ambiguïté pour ne pas effrayer les Coréens. L'ambiguïté peut ainsi passer par de l’ironie. Ki Seok par exemple est tellement buté dans ses idées qu’il commence à fabuler sur sa situation amoureuse et se voiler la face. Il n’imagine pas un instant qu’une femme au “statut inférieur” refuserait ses avances. Ainsi, sans s’en rendre compte, il devient complètement ridicule aux yeux des autres en continuant à ignorer les plaintes de sa petite amie, voire à les transformer en des signes positifs. Par ce geste, Ahn Pan Seok dénonce derrière sa caméra le caractère encore trop conservateur et patriarcal des Coréens par rapport à l’évolution des femmes dans la société. Des pères ou des maris qui ne peuvent s’empêcher de garder une emprise permanente sur les membres féminins de leur famille en sont de parfaits exemples.
Ahn Pan Seok aborde un autre sujet sensible : la monoparentalité. Notre personnage principal est effectivement un père célibataire ce qui aux yeux des Coréens est équivalent à être condamné à vieillir seul ou avec une femme déjà divorcée… Tout du long, on voit tous les sentiments qu’inspirent ces “rebuts de la société” avec des personnages qui vont alors tour à tour prendre en pitié ou critiquer Ji Ho sans vergogne, lui rappelant son infériorité sociale, comme si élever un enfant seul était une tare. Même ses propres parents sont conscients que leur fils n’aura d’autre choix que de se marier avec une veuve ou une divorcée. Leur état d’esprit montre bien derrière l’ampleur de ce sujet sensible en Corée qui paraît si aberrant pour les Occidentaux. Ainsi, seule Jung In va poser un regard indifférent à la situation, ce regard quasi occidental surprenant, soulignant tout simplement la normalité de la petite famille. C’est pourquoi d’ailleurs elle va aussi bien s’y intégrer. Pour la première fois depuis longtemps, Ji Ho va se sentir homme avant d’être père, renforçant alors son amour pour la femme qu’il l’accepte tel qu’il est.


Law : Mais plus encore, An Pan Seok nous démontre une fois de plus son génie en abordant d’une part le mariage arrangé, voire forcé, au travers des personnages de Jung In et de sa grande soeur Seo In, et d’autre part, de façon très pertinente et prenante, la violence conjugale qu’exerce le personnage Nam Shi Hoon, interprété par Lee Moo Saeng, envers sa femme Seo In. Le situation est d’autant plus complexe pour Jung In qui se voit tiraillée entre le jugement de ses parents et ses propres décisions qui vont à contre-courant des diktats sociétaires. Elle doit donc d’une part choisir entre son fiancé, qui lui apporterait une stabilité certaine, et l’homme qu’elle aime au détriment du regard des autres. Il va donc de soi que ses parents, d’origine très conservateurs, iront jusqu’à l’inciter à épouser l’homme qu’elle n’aime pas quand bien même elle ne posséderait aucuns sentiments à son égard. Et c’est précisément la situation dans laquelle se trouve Seo In, la grande soeur de Jung In. Victime d’un mariage arrangé, imposé, forcé, elle se retrouve à vivre aux côtés d’un homme qu’elle méprise, envers qui elle ne possède aucuns sentiments, et qui, pour couronner le tout, fait preuve de violence physique et morale à son égard. Une épreuve de la vie à laquelle elle fait face avec force et que dénonce An Pan Seok au coeur de son drama One spring night de façon judicieuse, affirmée et avertie.
JustB : Encore une fois on ne peut que tomber amoureux des OST qui viennent sublimer et donner une identité propre au drama. Des OST qui nous restent en tête et participent à nous faire remémorer les événements marquants de l’histoire comme la rencontre entre nos deux protagonistes avec l’OST Is it you de Rachael Yamagata. (Quel plaisir d’ailleurs de retrouver cette chanteuse phare de Something in the rain). Oscar Dunbar avec Spring rain illustre également à merveille la progression amoureuse de notre couple avec ses hauts et ses bas. Une autre OST m’a particulièrement marqué par sa douceur, celle de Carla Bruni, Spring waltz, on sent tout à fait l’aura poétique du drama à travers les douces paroles de la chanteuse, une OST symbolique de l’amour, utilisée bien souvent pour les moments intimes plein de complicités entre notre duo. Des moments intenses qui m’ont complètement chamboulée et ont fait battre mon coeur comme jamais...
Law : L’OST ponctue une fois de plus à merveille le drama, et j’ai en particulier adoré les chansons Spring rain d’Oscar Dunbar et We could still be happy de Rachael Yamagata, sur un air plus nostalgique. Mais comme l’a si bien énoncée JustB, chaque mélodie possède une place bien particulière et on ne saurait imaginer le drama sans l’une d’entre-elles. L’OST pourrait être un peu trop présente pour certains qui ne seraient pas habitués à cette récurrence : il est vrai que dans les dramas d’An Pan Seok les musiques sont peu nombreuses mais viennent se glisser en cadence au coeur du drama. Pourtant, ce sont elles qui permettent aussi de se plonger dans l’ambiance si particulière que nous offre One spring night et c’est aussi grâce à la récurrence de cette OST que le drama laisse en nous une marque indélébile qui nous incite, bien souvent, lorsque quelqu’un nous parle de One spring night, à nous remémorer ces différentes mélodies.
JustB : Comment ne pas tomber amoureuse de One spring night ? Il réunit tous les éléments que j’apprécie de retrouver dans un drama avec une romance réaliste et poétique nous faisant réfléchir sur l’amour et ses conséquences. Il dévoile des personnages finement écrits, matures et humains, illustré par un duo amoureux addictif, nous rendant complètement gaga. Bien entendu avec Ahn Pan Seok derrière la caméra, le drama devient rapidement un petit chef d’oeuvre que nous ne nous lassons pas de contempler. Il est l’un des rares réalisateurs à mettre en avant les tabous de la société coréenne avec autant de justesse...Alors sans surprise, comme son prédécesseur Something in the rain, le drama a fait chavirer mon coeur de la première seconde jusqu’à la dernière. Rien que pour cela, nous vous le recommandons absolument.
Law : Bien que Something in the rain m'ait davantage happée, notamment vis à vis de son scénario et de l'alchimie entre les deux acteurs, One spring night a tout de même su tirer son épingle du jeu et me convaincre complètement de bien des façons. Son scénario mais aussi et surtout sa réalisation font de lui un drama intense et fort en émotions. De plus, An Pan Seok nous montre une fois de plus son intérêt pour la société et ses enjeux, la complexité de cette entreprise humaine et les multiples obstacles que ses personnages pourraient rencontrer au travers de leurs vies, toutes singulières. Un drama à regarder sans modération et qui, je l’espère, saura également vous convaincre.
OST : 5/5
|
Nos notes: Law : 10/10 JustB: 10/10 Note mydramalist : 8,4/10 |